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CESAR PELLI - Un grand nom de l´architecture présent au Mexique

Cesar Pelli a laissé sa marque dans nombre de capitales mondiales. Les tours Polanco et St Régis notamment témoignent de son passage à Mexico. A 83 ans, il est reconnu comme l’un des architectes les plus influents de sa génération. Et ce n’est pas fini, car l’homme bouillonne de nouveaux projets. Né en 1926, Cesar Pelli est un architecte argentin, nationalisé américain, qui fait parti des grands noms de l’architecture au niveau mondial. Présent dans les plus grandes villes du monde, il fut l’auteur des (...)

Dernières brèves

  • Caral au Pérou, chaînon manquant de l’histoire des civilisations, sur la Liste du patrimoine mondial

    Si le calcul, les mathématiques, le système calendaire, l’écriture, ou l’architecture monumentale caractérisent une civilisation, la question récurrente que se posent les archéologues, c’est de savoir pourquoi depuis 6.000 ans des hommes quittent leur village pour créer des villes voire des mégapoles, pourquoi ils abandonnent un habitat dispersé dans la nature pour créer des villes ? Le chainon manquant... Caral Supe, Patrimoine Mondial de l’Humanité.

    On cherchait depuis toujours l’équivalent archéologique du chainon manquant, une sorte de ville mère. On cherchait jusqu’à ce que Ruth Shady découvre récemment l’étonnant complexe archéologique de Caral Supe, une culture pré inca, au Pérou, à 15 kilomètres du Pacifique dans le nord est, construit voila près de 5.000 ans dans le désert et protégé depuis des regards indiscrets par le sable. C’est la découverte archéologique la plus importante et la plus ancienne du continent américain qui nous donnerait la clé de la naissance d’une civilisation. L’Unesco vient de classer le site au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

    La dépêche de l’Unesco est tombée sur les téléscripteurs dans une relative discrétion lors de la torpeur estivale.

    La presse internationale reprend le copié-collé de la dépêche du 28 juin 2009 sans guère plus de commentaires. Nous le reproduisons in extenso :

    "La Ville sacrée de Caral-Supe (Pérou), plus vieille cité de ce type aux Amériques, a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO par le Comité du patrimoine mondial, présidé par María Jesús San Segundo, Ambassadrice, Déléguée permanente de l’Espagne auprès de l’UNESCO".

    Des pyramides de 5.000 ans comme en Egypte.

    "Le site archéologique de Caral-Supe qui s’étend sur 626 ha est situé sur un plateau désertique aride en surplomb de la verdoyante vallée de Supe. Il date de la période archaïque tardive des Andes centrales, il y a 5.000 ans, et il s’agit de la plus vieille cité de ce type aux Amériques. C’est un site impressionnant en termes de conception et de complexité de ses éléments architecturaux et spatiaux, notamment de ses monumentales plateformes de pierre et de terre et de ses cours circulaires creuses. Caral, qui n’est qu’un des 18 établissements urbains de la zone, est particulièrement bien préservé".

    Des qipus (khipus) des milliers d’années avant les Incas

    "On y trouve une architecture complexe et monumentale, notamment six grandes structures pyramidales. Un quipu (une corde à laquelle plusieurs autres cordelettes nouées étaient attachées, servant à enregistrer et transmettre des informations dans les Andes) retrouvé sur place témoigne du développement et de la complexité de la civilisation de Caral (Ce ne sont donc pas les Incas qui ont découvert les qipus)". "Le plan de la ville et certaines de ses composantes, notamment les structures pyramidales et le groupe résidentiel de l’élite, témoignent de fonctions cérémonielles, traduisant la puissance de ce que l’on pourrait qualifier d’idéologie religieuse. Le site doit sa remarquable conservation à son abandon précoce et à sa découverte tardive".

    La naissance des civilisations et la théorie de la guerre

    Voici un communiqué assez sobre qui évite prudemment de prendre part à un débat scientifique en pleine ébullition sur la découverte ou non de la ville-mère, chaînon manquant de l’histoire des civilisations. Jusqu’alors, la théorie qui prévaut chez les archéologues et scientifiques comme Jonathan Hass, c’est que des sociétés parfois complexes naissent de la guerre, les villages épars se regroupent pour se défendre. Des traces de batailles émaillent l’histoire des civilisations. Ruth Shady ne trouve aucune présence d’armes ou de représentations de guerres. Lorsque Ruth Shady, commence à travailler sur le complexe archéologique de Caral, elle ne découvre ni céramique, ni outil en métal mais uniquement en pierre. Le site est immense.

    Ruth Shady fait appel à l’armée péruvienne pour une aide appréciable et bienvenue.

    C’est alors que l’on trouve au niveau des fondations des sacs en roseau pour transporter des matériaux. Des matériaux en roseau sont datables au carbone 14, mais Ruth ne dispose pas des outils nécessaires et elle décide alors de faire appel à Jonathan Hass, professeur à l’Université de l’Illinois. Les roseaux sont aussitôt datés au carbone 14. Jonathan Haas appelle Ruth Shady dés qu’il a connaissance des résultats. Les roseaux datent de 2.500 ans avant JC. Caral a 5.000 ans, comme les pyramides d’Egypte.

    Caral, modèle de la cité moderne à sa création

    Au cœur de Caral, six pyramides, un amphithéâtre et un temple, centre de la vie religieuse, dans lequel pourrait avoir brûlé une flamme éternelle. La pyramide principale abritait surement les représentants du pouvoir central. Ainsi donc pourrait être LA cité moderne lors de sa création. Jonathan Hass, adepte de la théorie de la guerre, cherche vainement la présence de fortifications.

    Ruth Shady, quant à elle, ne trouve ni armes ni représentation de scènes de bataille.

    Jonathan cherche jusqu’à l’entrée de la vallée où un poste avancée aurait pu stratégiquement retenir des ennemis éventuels. Rien. La théorie de la guerre ne fonctionne donc pas pour l’apparition de la civilisation. Tout au moins moins à Caral.

    Une nourriture à base de poissons et d’anchois en plein désert. Les fouilles méthodiques sont riches en révélations. Des flutes en os de condor indiquent la présence d’artisans spécialisés. Ruth signale la présence des fruits d’un roucou (Bixa orellana) un arbre appelé aussi rocouyer ou arbre rouge à lèvre. Les pigments du roucou servaient à des peintures corporelles et à l’amélioration des performances sexuelles. Un viagra naturel.

    Des coquilles d’escargot ornaient des colliers, des graines de coca étaient utilisées avec de la chaux pour en stimuler les effets pendant la transe, possédés par des esprits animaux, comme avec le peyotl au Mexique (récits de Carlos Castaneda), ou l’ayahuasca en Amazonie.

    Un dénominateur commun à toutes ces découvertes : roucous, flutes en os de condor, escargots de mer sont étrangers à cette région, et proviennent de la forêt amazonienne ou de l’Océan Pacifique. Caral importait donc sa nourriture dans le désert puisqu’elle était à base de poissons sardines et anchois.

    L’irrigation est maitrisée et on fabrique des filets de pêche en coton. Autre point commun à toutes les vallées, des rivières à l’origine de l’irrigation. Des canaux d’irrigation ont dû transformer ce désert, et la terre devint fertile. L’irrigation permit de cultiver des légumes, haricots, noix. Le coton est omniprésent. Le coton est présent sous forme de graines, de fibres et coton tissé. On fabrique même des filets de pêche en plein désert ! Ces filets étaient surement échangés contre des poissons séchés et des crustacés. Comme ailleurs, le coton crée un système autarcique développé. Des marchandises sont retrouvées retrouvées en Equateur et en Amazonie.La théorie de la guerre tomberait elle dés lors ? La force motrice ne serait pas la guerre mais le commerce, les échanges …

    La civilisation n’est pas née de la guerre et du sang

    Caral est le premier gouvernement centralisé du continent américain, connu à ce jour. La paix a régné 1.000 ans…La civilisation n’est pas née de la guerre et du sang. Mais des échanges entre les peuples. Il y a donc une culture de la guerre. Les civilisations sont elles mortelles comme l’enseignait Paul Valéry ? A la terrible affirmation de Paul Valery qui nous apprenait que les Civilisations sont mortelles, Fernand Braudel rétorquera :

    "Les civilisations ne sont pas forcément mortelles. Autrement dit, les civilisations survivent aux bouleversements politiques, sociaux, économiques, même idéologiques que, d’ailleurs, elles commandent insidieusement, puissamment parfois. La Révolution française n’est pas une coupure totale dans le destin de la civilisation française, ni la Révolution de 1917 dans celui de la civilisation russe, que certains intitulent, pour l’élargir encore, la civilisation orthodoxe orientale…" "En fait, l’homme change d’allure. La civilisation, les civilisations, toutes nos activités, les matérielles, les spirituelles, les intellectuelles, en sont affectées. Qui peut prévoir ce que seront demain le travail de l’homme et son étrange compagnon, le loisir de l’homme ? Ce que sera sa religion, prise entre la tradition, l’idéologie, la raison ? Qui peut prévoir ce que deviendront, au-delà des formules actuelles, les explications de la science objective de demain, ou le visage que prendront les sciences humaines, dans l’enfance encore, aujourd’hui ?..." "En vérité, aurions-nous aujourd’hui besoin d’un nouveau, d’un troisième mot, en dehors de culture et de civilisation dont, les uns ou les autres, nous ne voulons plus faire une échelle des valeurs ? (…) Georges Friedmann, et il n’est pas le seul, nous propose celui d’humanisme moderne. L’homme, la civilisation, doivent surmonter la sommation de la machine, même de la machinerie l’automation qui risque de condamner l’homme aux loisirs forcés(…)".

    Un nouvel humanisme moderne, selon Georges Friedmann, l’espoir moteur de la civilisation

    "Un humanisme, c’est une façon d’espérer, de vouloir que les hommes soient fraternels les uns à l’égard des autres et que les civilisations, chacune pour son compte, et toutes ensemble, se sauvent et nous sauvent. C’est accepter, c’est souhaiter que les portes du présent s’ouvrent largement sur l’avenir, au-delà des faillites, des déclins, des catastrophes que prédisent d’étranges prophètes (les prophètes relèvent tous de la littérature noire). Le présent ne saurait être cette ligne d’arrêt que tous les siècles, lourds d’éternelles tragédies, voient devant eux comme un obstacle, mais que l’espérance des hommes ne cesse, depuis qu’il y a des hommes, de franchir".

    Sources de l’article de Fernand Braudel "Histoire des Civilisations:le passé explique le présent" publié en 1959, dans L’encyclopédie française.

  • Les autorités locales ont-ils vraiment tirez des leçons après 260 jours des inondations de la vallée du M’zab (Site classé Patrimoine international) ?

    260 JOURS APRES LES INONDATIONS AU M’ZAB !

    Recommandations et contribution à la réflexion des autorités du Pays et de la Wilaya pour aboutir à des solutions optimums, durables, salutaires et économiques au développement des villes du M’zab

    1. Tirer les leçons en matière de gestion de l’eau et de l’aménagement des oueds après les inondations de Ghardaïa du 1er octobre 2008 :

    Nous constatons :

    a) Ces inondations ne sont ni les premières ni les dernières dans la région.

    b) Nos ancêtres nous en avaient prévenue.

    c) L’ensemble des intervenants (administration et citoyens), ont bien compris leur erreurs de construire ou de permettre de la faire dans la partie inondable de l’oued.

    d) Aucun seuil maximum de population n’a été fixé pour l’ensemble des villes sinistrées (la démographie et l’immigration).

    e) Le morcellement les terrains continu a se faire.

    f) La ville de Ghardaïa souffre d’étouffement pratiquement, par manque cruel de terrain à bâtir. Aussi :

    2. Préserver autant ce peut les palmeraies.

    3. Ne pas se précipiter dans la reconstruction, en particulier dans les zones exposées aux inondations et trouver des solutions viables et durables pour l’aménagement des vallées dans le court, moyen et le long terme.

    4. Délimitation des zones inondables non-constructibles des oueds des villes sinistrées, avec les notables et les experts locaux (Laoumna) et promulguer les lois dans ce sens.

    5. Identification et délimitation réelle de la zone inondable et éviter ainsi la reconstruction anarchique dans les zones inondables des Oueds, car les constructions qui y resteront sont et seront une menace permanente pour la vie des citoyens de la région.

    6. Reconstruire les équipements inondés là où ils ne le seront plus, dans leurs limites géographiques en consultation les architectes, les spécialistes et les institutions organisationnelles de la société.

    7. Faire économiser l’Etat et les citoyens en adoptant des solutions durables en lieu et places d’actions conjoncturelles (Faire adopter et généraliser la formule d’aide au loyer pour l‘hébergement des sinistrés au lieu de la construction des chalets non adaptés au mode de vie des habitants de la région).

    8. Faire participer les notables et les "laoumna" (les experts locaux d’architecture, d’urbanismes et de l’hydraulique) qui ont cumulés un savoir historique et coutumiers, une compétence ancestrale dans la gestion du territoire et le traitement des situations semblables.

    9. Mettre en places des commissions de suivie de toutes les opérations avec les institutions sociales existantes dans le M’zab à savoir les notables et les laoumna de toutes les villes sinistrées.

    10. Prendre en charges les nouvelles données découlant des dernières inondations, pendant la révision des PDAU de ces villes (implantation des équipements, plan de transport et déplacement des citoyens, plan d’intervention, plan sécuritaire).

    11. Préserver le système hydraulique qui a permis d’exploiter ces crues au profit de l’irrigation et autres besoins et modérer leurs puissances. C’est un système complexe comprenant à l’amont des réseaux de dérivations de plusieurs oueds qui convergent, des manœuvres synchronisées de fermeture et d’ouverture des vannes de partage, des galeries souterraines, des conduites de distribution. Laoumna ont réalisés des aménagements qui permettent le transport des sédiments fertiles et de les répartir sur les surfaces cultivées de telle sorte à ne provoquer ni d’intenses activités de l’érosion à l’amont des palmeraies ni de laisser le sol appauvri en matières organiques à l’aval. L’aménageur doit faire en sorte de garder l’équilibre écologique de cet écosystème en pérennisant les processus d’infiltration qui permettent l’irrigation permanente des dattiers.

    12. Mettre à jour l’étude de protection de la vallée du M’zab contre les crues, suite aux nouvelles données, afin d’exploiter ces crues au profit de l’irrigation et autres besoins et modérer leurs puissances, avec la programmation et la réalisation des retenues de retardement en amonts bien étudiées et sécurisés dans le future, en utilisant les mêmes principes et techniques du génie hydraulique de nos ancêtres. L’emplacement des digues ainsi que leur dimensionnement doit prendre en compte tous les paramètres climatiques, hydrologiques et hydrogéologiques du site.

    13. Il ne faut pas oublier que l’Oued M’zab présente un patrimoine d’effort humain en matière d’aménagement et qu’il faut impérativement préserver. Tous les intervenants qui vont procéder à l’aménagement de la vallée du M’zab, doivent trouver un compromis entre ; préserver les vies humaines et assurer la durabilité du patrimoine hydraulique qui cumulent sept siècles d’expérience et de savoir-faire pratique. Il faut que les intervenants, en plus du savoir technique doivent cumuler une grande expérience dans la connaissance du M’zab.

    14. L’application et le respect des instruments d’urbanisme PDAU et POS.

    15. Veiller à l’application stricte des lois d’architecture de patrimoine et d’urbanisme et de culture (Décret législatif n° 94-07, Loi 90-29 et Loi 98-04)

    16. L’installation immédiate et réglementaire du « comité d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement bâti de la Wilaya de Ghardaïa ». Application de l’article 36 (Décret législatif n° 94-07 du 7 Dhou El Hidja 1414 correspondant au 18 mai 1994 relatif aux conditions de la production architecturale et à l’exercice de la profession d’architecte et le Décret exécutif n° 95-370 du 22 Joumada Ethania 1416 correspondant au 15 novembre 1995 fixant l’organisation et le fonctionnement du comité d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement bâti de wilaya)

    17. L’établissement de cahiers de prescriptions particulières pour la protection et la prévention du patrimoine architectural de Ghardaïa. Application de l’article 05 (Décret législatif n° 94-07 du 7 Dhou El Hidja 1414 correspondant au 18 mai 1994 relatif aux conditions de la production architecturale et à l’exercice de la profession d’architecte)

    18. Faire participer les architectes pour l’insertion des ouvrages d’art dans leur milieu environnant. Application de l’article 04 (Décret législatif n° 94-07 du 7 Dhou El Hidja 1414 correspondant au 18 mai 1994 relatif aux conditions de la production architecturale et à l’exercice de la profession d’architecte)

    19. Poursuivre le processus urbanistique et les principes d’urbanismes de nos ancêtres par la création de petit nouveaux ksour contemporains (à l’époque l’unité de mesure urbaine est l’âne, actuellement c’est la voiture), composés chacun par deux périmètres (urbains et agricoles) avec fixation d’un seuil maxima de population, dotés d’équipements nécessaires (écoles, CEM, centres de santé, antennes administratives, équipements sportifs et culturels … etc.) avec la participation des architectes et des promoteurs locaux.

    20. Eviter l’étouffement de la ville par la programmation de nouvelles zones résidentielles qui accentuer la pollution de l’environnement et l’élimination de l’espace oasien.

    21. Afin de préserver la palmeraie, anticiper et proposer aux citoyens un multiple choix pour l’acquisition ou la construction de leur future habitation en leur offrant plusieurs formules :

    a) Logements sociaux locatifs.

    b) Logements LSP viabilisés avec l’aide de l’état.

    c) Parcelles de terrains à bâtir (entre 150 et 200 m²) avec l’aide de l’état (viabilisation et AAP).

    d) Parcelles de terrains à bâtir promotionnels (entre 250 et 400 m²) viabilisés avec l’aide de l’état.

    e) Parcelles de terrains à bâtir promotionnels (entre 250 et 400 m²) avec parcelles agricoles (entre 2000 et 5000 m²) viabilisés par les promoteurs.

    22. Promouvoir l’utilisation des matériaux de construction locaux.

    23. L’Orientation et l’encadrement des opérations de rénovation et de réhabilitation de tissus urbains existant s’avèrent très nécessaire.

    24. Eviter la création improvisée des nouvelles cités dortoirs (Oued Nechou par exemple) destinés à la décharge publique des programmes de logements sociaux illicites (non respect des POS !).

    25. Pour une bonne gestion des sites de grandes valeurs architecturales et urbanistiques classés patrimoine de l’humanité, un soin particulier doit être envisagé pour le choix des cadres et responsables des services techniques basé sur la compétence et la qualification.

    26. Eviter la marginalisation et l’exclusion et accorder une attention particulière aux architectes, aux urbanistes, aux ingénieurs et aux techniciens locaux.

    27. L’habitation au M’zab ne peut pas être résumée en un F3 ou un F4 mais plutôt une demeure introvertie qui reflète le mode de vie de son occupant, autour d’un patio avec des espaces pratiques, d’activités, d’échanges et de communication comme Tizefri, Taskift, Tigharghart, Ikoumar, Tikhoubei, Tamadmourt, … etc.

    28. Suite à la réussite des nouveaux ksour contemporains sous la formule de LSP (Ksour : Tinemmirine, Tafilelet, Tawanza, Agherm, Tinaam … etc.), encourager, promouvoir et généraliser cette expérience comme une alternative complémentaires aux logements OPGI ou AADL.

    Kacem ELDJOUN Architecte

    Vice-président du Conseil National de l’Ordre des Architectes Président du Conseil Local de l’Ordre des Architectes de la région de Ghardaïa

    Voir en ligne : Soutenir Le CLOA GHARDAIA

  • Études urbaines. Appel à contribution.

    Paysage et environnement : quelle(s) mutation(s) des projets d’aménagement ? Espaces et sociétés n°144 /2011

    Résumé

    Ce numéro d’Espaces et Sociétés souhaite établir l’actualité dans les projets d’aménagement des mutations générées à la fois par les incitations des politiques publiques de paysage et par les enjeux écologiques et sociaux chapeautés par l’appellation de durabilité. À l’échelle de la planification, projets de paysage et environnementaux réactualisent des figures telles que ceintures vertes, corridors biologiques, trames vertes, etc., afin de préserver les espaces ouverts tout en permettant le développement urbain. Par ailleurs, le projet de paysage est présent à d’autres échelles et dans des cadres institutionnels où l’écologie joue aussi un rôle important. Que se passe-t-il lorsque les différentes logiques territoriales de la planification et du projet se rencontrent ? L’approche des infrastructures et des réseaux en termes de paysage réoriente l’attention de l’aspect utilitaire des projets vers la dimension qualitative du déplacement. Si la thématique des espaces publics est familière au paysagisme, comment prend-elle en charge les préoccupations environnementales ? Nous souhaitons recueillir des exemples de situations d’aménagement, dans divers contextes nationaux ou internationaux, où de telles questions se rencontrent et en analyser les effets. Annonce

    Appel à articles

    Dans les situations actuelles de l’aménagement, les municipalités ou les communautés urbaines tentent d’articuler les centres historiques aux périphéries, puis celles-ci aux territoires agricoles lorsqu’ils ne s’insinuent pas dans les mailles d’une urbanisation devenue diffuse. Elles tentent également de tirer parti des dernières opportunités foncières offertes par les délocalisations d’équipements hors de la ville historique, d’amender les territoires dédiés au logement social, de reconsidérer la place et le rôle des infrastructures sur le territoire. Du point de vue de l’action, ces situations débouchent sur des questions de paysage, si l’on considère que l’une des définitions du projet de paysage consiste en « l’art de la relation ». Elles demandent d’articuler le construit avec les espaces ouverts dans un continuum qui fasse sens ; c’est une caractéristique supplémentaire du paysage. Les nouveaux programmes urbains favorisent en même temps l’émergence de nouvelles ingénieries dans les domaines de l’écologie et de l’environnement, qui prétendent elles aussi rétablir les structures d’une relation heureuse des agglomérations à leur territoire. À l’échelle de la planification, projets de paysage et projets environnementaux réactualisent des figures telles que ceintures vertes, corridors biologiques, trames vertes, etc., afin de préserver les espaces ouverts tout en permettant le développement urbain. Le schéma directeur de la Région Île-de-France de 2007 en fournit un excellent exemple. Il met en place une logique de cadrans, de faisceaux et d’espaces ouverts qui procureraient un support pour les projets de paysage. Par ailleurs, le projet de paysage est présent à d’autres échelles à travers les chartes paysagères dans des cadres institutionnels, notamment les Parcs naturels régionaux, où l’écologie joue aussi un rôle important dans la planification territoriale. Que se passe-t-il lorsque les différentes logiques territoriales de la planification régionale et de la planification urbaine rencontrent le terrain ? Comment projets de paysage et projets environnementaux font-ils face au morcellement des maîtrises d’ouvrage et des cultures techniques de leurs représentants ? Quelle place les professionnels de l’aménagement accordent-ils à l’articulation des échelles ? La gestion des écarts d’échelle serait, selon certains paysagistes, l’une des règles de leur pratique. La valeur du projet, quelle que soit son échelle d’exécution, tiendrait notamment dans sa capacité à convoquer simultanément la grande et la petite échelle. Les ingénieurs écologues, quant à eux, favorisent une stratégie de l’équivalence de l’action à toutes les échelles : chacun pourrait, à sa modeste échelle, participer d’un vaste programme de renaturation de la ville dont la forme s’exprimerait, à défaut d’une restructuration effective des territoires, par des chartes de comportements écologiquement vertueux. L’approche des infrastructures et des réseaux en termes de paysage réoriente l’attention de l’aspect utilitaire des projets vers la dimension qualitative du déplacement et la matérialité des infrastructures de l’urbain. Aux USA, à la fin des années 1990, le landscape urbanism engage à s’atteler à la redéfinition de la sphère publique, c’est-à-dire à construire de nouveaux espaces ouverts à l’usage public, sans pour autant reproduire les modèles canoniques de l’espace public urbain. Il s’adresse à un grand territoire qui combine enjeux privés et publics. En Europe, depuis une vingtaine d’années, les programmes d’espaces publics, majoritairement mais non exclusivement urbains, ont été investis très largement par les paysagistes. Si la thématique des espaces publics se conjugue de longue date à celle du paysagisme, comment cette thématique prend-elle en charge les préoccupations environnementales ? Du côté de la recherche, on constate une demande grandissante de prise en compte des phénomènes urbains dans les recherches environnementales et, réciproquement, de l’environnement dans les recherches urbaines. Plusieurs programmes de recherche ont été récemment initiés à l’interface des recherches environnementales et des recherches urbaines. Le programme interdisciplinaire « Ville et Environnement » du CNRS, le programme « Ville durable » de l’Agence nationale de la recherche, en sont deux exemples récents. Mais, sur le terrain, c’est souvent sur la question de l’espace public que paysagistes et écologues divergent. Il serait utile de cerner ici les éventuels points de croisement ou de divergence significatifs entre ces deux points de vue.

    Objectif du numéro

    La prise en considération actuelle des enjeux écologiques et sociaux, chapeautés par l’appellation de durabilité ainsi que les incitations des politiques publiques nationales et européennes à accorder toute sa place au paysage continuent à générer ça et là des réorientations, à reconsidérer des méthodes de projet, à encourager l’innovation et le renouvellement dans le domaine de l’aménagement. Le présent numéro souhaite faire le point sur ces mutations et en établir l’actualité. Il cherchera ainsi à recueillir des exemples de situations d’aménagement, dans divers contextes nationaux ou internationaux, où les questions ci-dessus évoquées peuvent se rencontrer et produire des mutations (ou engendrer des inerties) dans les logiques de conception des projets. Plus généralement, il s’agira d’interroger la rencontre des discours et des pratiques de projet sur le paysage, l’environnement et la biodiversité, et d’en analyser les effets. Cet appel à article s’adresse aux chercheurs en sciences sociales et en sciences du vivant ainsi qu’aux professionnels impliqués dans le domaine de l’aménagement et désireux d’analyser les enjeux des transformations de leurs pratiques professionnelles.

    COORDINATION DU DOSSIER Frédéric Pousin et Denis Delbaere

    CALENDRIER * 15 novembre 2009 : date limite de remise des articles ; 15 mars 2010 : informations aux auteurs

    ADRESSE POUR LA CORRESPONDANCE de préférence en version électronique par courriel frpousin@univ-paris1.fr ; denis.delbaere@linterlieu.fr

    ou par voie postale en quatre exemplaires : Frédéric Pousin, E.H.G.O., 13 rue du four, 75006 Paris

    Attention, dorénavant la revue ne demande plus de propositions d’articles mais directement les articles. Les articles ne dépasseront pas 42 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés. Les conseils aux auteurs figurent dans chaque numéro. Les normes de présentation et les conseils aux auteurs sont disponibles sur le

    Voir en ligne : Le site de la revue

  • Architecture d’Aujourd’hui ; ou "Déjà vu l’année dernière" ?

    C’est officiel AA revient ! une communicante plaquette envoyée à l’ensemble de la profession nous invite sans attendre à nous abonner.

    A tout seigneur tout honneur.... commençons par l’ ineffable French Touch qui lance un “Nous sommes avec vous !! ” qui semble vouloir rejouer le “La Fayette nous voici !” mais curieusement ne peut nous empêcher de penser au “Maréchal nous voilà.”

    Que disent-ils ? des curiosités comme : “ Pourquoi dépensons nous tant d’énergie ? parce que la nature à horreur du vide.” Autrement dit : Pourquoi polluons nous tant ? parce que la nature ne sait pas se défendre.... ?

    Un cran au dessus, on retrouve les fidèles lieutenants, ( ceux qui feraient vendre les revues) à l’image de ces comédies issues du néo-réalisme italien des années 70. Et enfin le vieux général, celui qui la main sur le coeur pince l’oreille de ses fidèles grognards qui mourront peu après sur le champ d’horreur.

    Pourquoi vouloir relancer une revue dédiée à une idée morte depuis longtemps et ne pas en créer une originale plus représentative de notre époque ?

    Architecture d’Aujourd’hui ne peut devenir “déjà vu hier “ à l’heure de la sur-information.

    L’histoire des revues et des journaux reposent sur la nécessité réactive de faire connaître un courant de pensée émergent face à un ordre jugé oppressant. Il en a donc été ainsi pour le journal Architecture d’Aujourd’hui en 1931 pour faire émerger les idées du mouvement Moderne face à l’académisme. De même que le quotidien “Le Monde” créé au tournant des années 50 devait imposer une presse de qualité de “référence” pour détourner l’intelligentsia du courant communiste auréolé de sa position lors de la seconde guerre mondiale. De même “Libération” n’est que l’enfant d’une réaction libertaire et idéologique issue de mai 68 et aujourd’hui disparue.... Il n’y a pas de presse pérenne qui ne soit la fille d’un mouvement de société réel et ample.

    Le nombril du monde est-il situé en France ?

    Au delà du coup médiatique de nous présenter quelques succès “qui font vendre” du papier, ( Jean Guervilly lors de la dernière émission Métropolitains faisait la distinction entre succès et talent.)

    Aujourd’hui le talent est celui, visionnaire, qui anticipe les problématiques de demain, celles qui devront solutionner les fractures, les lignes de front de sociétés toujours sur la brèche. Environnement, surdensité, surpopulation, paupérisation, fracture sociale et sécession urbaine. Ce sont les questions d’aujourd’hui auxquelles les architectes doivent s’atteler avant de vouloir poser devant les photographes, fiers de leurs body-succès-building. ( il faut les voir prendre la pose. )

    Or curieusement ceux qui nous sont présentés, se font plus remarquer en imposant ce qu’ils aiment faire. Ce n’est pas à la Société d’écouter ceux qui s’amusent mais bien ceux qui s’amusent qui doivent, aujourd’hui, écouter la Société et ses attentes de plus en plus pressantes.

  • L’Architecte à la plume - colloque : Appel à contribution

    Information publiée le jeudi 25 juin 2009 par Fabula (source : Emmanuel Rubio) Date limite : 30 septembre 2009

    L’architecte à la plume - 4 et 5 mars 2010

    « Ornement et crime », La Charte d’Athènes, Learning from Las Vegas, New York délire… Autant de titres qui marquent assurément la culture de ce siècle. La lecture de Loos par Broch ou Debord, la part prise par les écrits de Venturi dans la définition du post-modernisme, attestent la place occupé par les architectes dans le débat intellectuel. L’écrit de l’architecte, dans le même temps, garde pourtant un statut ambigu, qui le laisse souvent à la marge, pour les architectes comme pour les autres : relevant par trop de sa spécialisation pour ceux-ci, y échappant par trop souvent pour ceux-là... Peut-être d’ailleurs cette ambiguïté tient-elle à son origine même. D’une certaine manière, l’écriture de l’architecte occupe toujours une place seconde : bien souvent elle accompagne le bâtiment, l’image ; à tout le moins, elle semble trouver sa légitimité dans cette autre activité – fondatrice – qui la précède et la dépasse. Comment même pourrait-elle vraiment en rendre compte ? Se mesurer avec elle ?

    Et pourtant, l’écriture donne à lire. Du silence de l’architecture, elle dégage un discours, dans un langage accessible à tous, et d’autant plus efficace. « Les édifices, écrit Thom Mayne, de Morphosis, peuvent osciller, s’évaporer, rester pour toujours inachevés. […] Mais les mots, bien que d’ores et déjà sans substance, parviennent à s’inscrire, de manière indélébile, dans le temps, dans la parole publique, dans l’inconscient. » Pour reprendre le fameux jeu de mot pascalien, l’écriture finit par comprendre l’architecture, lui permettant encore de dialoguer avec les discours, les savoirs de son temps.

    L’architecte traduit-il son architecture, restitue-t-il le langage de l’architecture, réduit-il l’architecture à ses mots ? Ce qui est certain c’est que son discours prend une place décisive parmi tous ceux qui viendront, à leur façon, poser leur code sur le bâtiment, sur la ville, et qu’en ce sens, il est aussi une manière de les habiter. Par la plume, l’architecte reconfigure l’espace idéologique, comme il redessine l’espace. De toute évidence pourtant, un filtre interprétatif voile autant qu’il révèle, masque autant qu’il fait apparaître, et l’écrit de l’architecte échappera d’autant moins à l’ère du soupçon qu’il procède bien souvent d’une situation intéressée. Ecrire, pour l’architecte, se rapportera-t-il à la nécessité de faire apparaître ce qui devrait déjà être apparent, ou à celle de transposer l’architecture pour la rendre acceptable, aimable, consommable ? Et comment la situation même de l’écriture du texte d’architecture (pour le client, en vue d’une promotion plus générale…) influera-t-elle sur cette récriture du réel ?

    Ces interrogations se dédoublent dès lors que l’autonomisation du texte architectural tend à le faire passer du statut de filtre à celui de substitut, changeant d’ailleurs souvent par le même coup de destinataire. Le cas de Le Corbusier, écrivain s’il en fut, est éclairant. Comment comprendre, à Moscou, Alger ou ailleurs, le glissement accéléré qui fait passer du projet architectural au plan d’urbanisme et finalement, au livre ? Quelle place donner aux manifestes de Kiesler, qui fondent sa trajectoire et son importance dans le monde architectural, en l’absence presque complète de construction ? Comment le texte peut-il définir une sorte d’horizon architectural, en deçà, ou au-delà de l’édification proprement dite ? On ne saurait assurément éluder la question de la théorie architecturale, tant la présupposition d’une telle théorie – dont l’évidence est pourtant contestable – vient à elle seule justifier le passage à l’écrit. Dans le même temps, il faudra pourtant noter la variété des textes en cause : texte doctrinal, texte théorique ou à prétention théorique, témoignage, texte poétique… La liste reste ouverte et n’interdit pas les mélanges, les cohabitations, comme chez Le Corbusier, ni que les textes en apparences les plus éloignés de l’architecture ne recouvrent une forte dose de légitimation.

    Ecritures à part entière, les livres des architectes tendent enfin, dans certains cas, à s’imposer au-delà de leur oeuvre propre. Dans ce contexte, le recours aux formes littéraires consacrées (poèmes de Buckminster Fuller ou Le Corbusier, autobiographies de Franck Lloyd Wright ou Rossi, manifestes de Coop Himmelblau), mérite évidemment d’être interrogé, dans la mesure où il signe précisément le concurrence artistique qui s’établit entre l’écrit et le bâti. Existe-il, pour ne prendre que cet exemple, une particularité de l’autobiographie d’architecte ? Dans quelles conditions l’architecte recourt-il au poème ? Dans quelle mesure les architectes auront-ils participé au renouveau du genre utopique (Taut, Le Corbusier…) ? L’approche littéraire du texte d’architecte ne saurait pourtant se limiter à un tel jeu de reconnaissance quasi-institutionnelle. Comment l’intervention de l’architecte aura-t-elle pu remodeler le contexte intellectuel ? Comment s’y sera-t-elle intégrée ? Et comment le livre, dans sa forme même, pourra-t-il porter la modernité défendue par l’architecte ? La force de Vers une architecture, de ce point de vue, ne saurait être distinguée de la manière dont l’ouvrage met à profit les possibilités modernes d’impression pour un rapport renouvelé entre texte et image. Mais l’évolution des conditions d’édition, depuis les années 20, a permis une véritable généralisation de ces nouveaux procédés (Koolhaas, MVRDV), toujours plus interrogés par les architectes, et ce alors même que cette évolution, dans les genres littéraires traditionnels, reste sinon marginale du moins limitée. Est-ce là une possibilité ouverte au seul architecte ? Un devenir possible du livre ? Et comment les genres abordés par les architectes (Archigram, Superstudio, pour la contre-utopie) y ont-ils trouvé de nouvelles ressources ?

    Ces questions, à l’évidence, gagneront à la confrontation entre architectes et littéraires, pour une approche multiple de l’écrit de l’architecte en un siècle qui le fit passer de la plume au traitement de texte et donna lieu à d’inédites, d’admirables architectures de mots.

    Le colloque, organisé conjointement par Paris X Nanterre et l’EHESS, aura lieu sur deux jours, les 4 et 5 mars 2010. Il réunira de manière équilibrée littéraires et architectes. Les propositions de contribution (comprenant un résumé d’une à deux pages) devront parvenir aux organisateurs avant le 30 septembre 2009.

    Responsable : Emmanuel Rubio - Yannis Tsiomis

    Adresse : 5, rue Paul Féval 75018 Paris

    Voir en ligne : L’Architecte à la plume - colloque

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